mardi 27 mai 2008

Le sens de la souffrance de Jean-Paul II






Le sens de la souffrance de Jean-Paul II


L’HEURE DE JEAN-PAUL II
La vision d’un pape malade, souffrant et diminué suscite de nombreuses interrogations, voire des indignations. Ce qui interpelle le plus est le fait qu’il reste en fonction. Pour les uns, l’image réconforte tous les malades ; pour d’autres elle leur est une insulte. Pour les uns, le pape se donne « jusqu’au bout » ; pour les autres, il s’accroche orgueilleusement à ses fonctions. Partant de ce constat, et du fait que l’Eglise n’a pas qu’une dimension institutionnelle, juridique et humaine mais aussi, pour les catholiques, une dimension spirituelle, mystique et providentielle, il est peut-être opportun de chercher à comprendre le sens profond de ce que vit le souverain pontife - ce qu’il a librement décidé de vivre - et le sens que cela peut avoir pour l’ensemble des chrétiens et ceux que la question intéresse. Le cardinal Jean-Marie Lustiger lui-même, dans une interview accordée à RTL il y a quelques semaines, savait qu’il choquait en déclarant : « Le Pape est actuellement en train de gouverner l’Église figurez-vous ! » Comment, oui comment peut-il être en train de gouverner l’Eglise ? Pour le cardinal, c’est en faisant « ce que le Christ a dit, (...) en aimant et en offrant sa vie pour les autres ». Jean Vanier disait la même chose il y a quelques temps : « c’est maintenant que Jean-Paul II nous montre ce qu’est la papauté ». Car gouverner, dans la tradition chrétienne et européenne, c’est servir. Pour le fondateur de l’Arche : « le Pape est le bon berger qui donne sa vie, qui devient faible et qui montre ainsi comment nous devons porter notre propre faiblesse, et non pas la cacher » (Lourdes Magazine, janvier-février 2005, p. 34). Une attitude de défi dans notre société moderne ? Pour le cardinal Lustiger, l’essentiel est que Jean-Paul II « continue de remplir ce signe du Christ compatissant qui porte les souffrances du monde ». Et ces paroles de Jean Vanier dérouteront plus d’un lecteur : « Je sens qu’il enseigne plus par sa vie et sa sainteté aujourd’hui que par toutes ses encycliques ». Nous serions alors en train de vivre un des moments les plus forts du pontificat, coïncidant peut-être avec la dernière phase de la maladie du pape : comme comprendre cette « heure » de Jean-Paul II ?
Présence et définition de la souffrance
Le mieux est de puiser dans les propres écrits de l’intéressé pour entendre ce qu’il dit de la souffrance, notamment dans la lettre Salvifici doloris qui date de 1984. Le pape y développe le sens chrétien de la souffrance et sa valeur « salvifique » ou « rédemptrice ». Jargon catholique ? Peut-être... Et en voulant dire que la souffrance sauve, le pape serait-il un antique doloriste ? Cherchons plus loin. Exprimant la pensée de l’Eglise, Jean-Paul II part du constat - certes réaliste et que nul ne saurait nier - que « la souffrance semble être, et elle est, quasi inséparable de l’existence terrestre de l’homme ». Mais le christianisme proclame que l’existence est un bien : le mal qu’on y rencontre est donc un manque, une limitation, une altération. C’est ainsi que Jean-Paul II définit la souffrance. « L’homme souffre (...) en raison d’un bien auquel il ne participe pas, dont il est (...) dépossédé ou dont il s’est privé lui-même. Il souffre en particulier quand il « devrait » avoir part (...) à ce bien, et qu’il n’y a pas part ». De plus, il y a entre ceux qui souffrent une solidarité spécifique. Le pape explique que l’analogie des situations fait que les hommes qui souffrent se rendent semblables. On comprend alors le lien si fort qu’il entretient avec les malades. Le monde de la souffrance est un « appel à la communion et à la solidarité » dit-il. Le pape précise aussi qu’il est faux de dire que « toute souffrance soit une conséquence de la faute et ait un caractère de punition » et, à l’appui de sa démonstration, il invoque la figure biblique de Job. La souffrance, malgré tout, doit servir à la conversion, c’est-à-dire à la reconstruction du bien en l’homme, qui peut reconnaître la miséricorde divine dans cet appel à la pénitence. Celle-ci a pour but de triompher du mal, qui existe à l’état latent dans l’homme sous diverses formes, et de consolider le bien tant dans le sujet lui-même que dans ses rapports avec les autres et surtout avec Dieu. Le pape présente ensuite la place particulière du Christ dans cette problématique.
Souffrance et Rédemption
Le Christ s’est fait proche du monde de la souffrance humaine en prenant sur lui-même cette souffrance. Il ne l’a pas porté comme un héros antique, non, il l’a porté humainement, c’est-à-dire pauvrement. Les paroles qu’il prononce sur le Golgotha en témoignent, précise le pape : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Parce que le poids de toutes les fautes humaines et de toute la souffrance repose sur lui, le Christ « perçoit d’une façon humainement inexprimable la souffrance qu’est la séparation, le rejet du Père, la rupture avec Dieu ». Mais justement, c’est là que s’opère le grand retournement : c’est par la souffrance que le Christ opère la Rédemption pour tous les hommes. Le Christ a alors élevé « la souffrance humaine jusqu’à lui donner valeur de Rédemption ». Jean-Paul II livre ensuite la clé du mystère : « Tout homme peut donc, dans sa souffrance, participer à la souffrance rédemptrice du Christ ». Et il ne faut jamais oublier, poursuit-il, que « l’éloquence de la Croix et de la mort » est complétée par « l’éloquence de la Résurrection ». En elle, l’homme peut trouver une lumière nouvelle « qui l’aide à se frayer un chemin à travers les ténèbres épaisses des humiliations, des doutes, du désespoir et de la persécution ». Le pape continue en citant saint Paul : « Je suis crucifié avec le Christ ; et ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi. Ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré pour moi »(Gal). Par la Croix, le Christ devient ainsi uni à l’homme d’une manière toute particulière, ce qui fit dire à saint Paul : « Pour moi, que jamais je ne me glorifie sinon dans la Croix de notre Seigneur Jésus-Christ, qui a fait du monde un crucifié pour moi et de moi un crucifié pour le monde ». Par la foi, la souffrance humaine peut être rejointe par la Croix et la Résurrection du Christ. « Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres du Christ ? » L’Evangile met en relief une vérité : le caractère créateur de la souffrance. Car la souffrance du Christ a crée un bien indépassable et infini : la Rédemption du monde. Et si aucun homme ne peut lui ajouter quoi que ce soit précise Jean-Paul II, « dans le mystère de l’Eglise qui est son corps, le Christ (...) a ouvert sa souffrance rédemptrice à toute souffrance de l’homme ». L’idée d’appartenance au « corps du Christ » et de solidarité entre tous ses membres est donc fondamentale. « Dans la mesure où l’homme devient participant des souffrances du Christ - en quelque lieu du monde et à quelque moment de l’histoire que ce soit - , il complète à sa façon la souffrance par laquelle le Christ a opéré la Rédemption du monde ». La Rédemption accomplie par le Christ serait-elle incomplète, s’interroge le Saint-père ? Non, mais « la Rédemption est restée constamment ouverte à tout amour qui s’exprime dans la souffrance humaine ». Dans cette dimension d’amour, la Rédemption accomplit totalement par Jésus-Christ s’accomplit, en un sens, constamment, tous les jours.
La souffrance est donc au cœur de l’Evangile, au cœur de la Bonne Nouvelle : bonne mais parfois si difficile à entendre. L’Evangile révèle le sens et la force salvifique de la souffrance dans la mission du Christ et, ensuite, dans la mission et la vocation de l’Eglise, c’est-à-dire la mission de tous les chrétiens et des hommes de bonne volonté. Or voici que justement le pape montre le chemin, il enseigne le monde avec éloquence : « l’exemple du pape qui souffre est très important (...), souffrir est une façon spéciale de prêcher » indiquait le cardinal Joseph Ratzinger il y a quelques semaines. Dans le creuset de sa souffrance, acceptée et offerte, le Saint-père puise une eau extrêmement féconde pour l’Eglise et pour le monde. Dans la foi, il accepte de vivre son épreuve uni au Christ, de se laisser rejoindre par Lui dans son état de faiblesse. Ainsi l’évêque de Rome qui est le successeur de Pierre accomplit la mission qui lui a été confiée par le Christ : « et toi, quand tu seras revenu, affermis tes frères ». Le pape affermit ses frères dans la foi et les conduit toujours plus loin, leur montrant que s’il gouverne l’Eglise, il n’est qu’un instrument, simple et vrai « Serviteur des serviteurs de Dieu » dans les mains de la Providence. Cela, peut-on le comprendre sans la foi ? C’est justement à cet acte de foi, acte pauvre et humble de confiance, qu’appelle l’attitude du Saint-père. « Toute souffrance humaine, toute douleur, toute infirmité renferme une promesse de salut, une promesse de joie »., écrit le pape dans son dernier ouvrage (« Mémoire et identité ») avant de citer saint Paul : « Je suis heureux des souffrances que je supporte pour vous » (Col, 1, 24). Tel est l’enseignement du Pape, souvent occulté, sur le sens chrétien de la souffrance.
Il manque peut-être à l’Eglise de notre temps de ces voix véhémentes qui faisaient autrefois trembler le catholicisme bourgeois, pour réveiller notre christianisme endormi et complexé et lui redonner la conscience de la mission de Salut que doit accomplir l’Eglise dans le Christ ; de ces voix vibrantes et entraînantes, comme celle de Léon Bloy, ce mendiant qui en matière de foi, savait certainement de quoi il parlait quand il disait : « Je crois qu’un Ave Maria dit avec cœur au pied de la Croix dans l’obscurité d’un désert est un fait plus considérable par ses résultats que la bataille d’Austerlitz et que la chute de quarante empires ». Les voici, les « divisions du pape », elles avancent invisiblement dans le monde avec la Croix pour seul étendard.
Le pape est mort le 2 AVRIL 2005

CHRISTIANO RONALDO termine meilleur Buteur pour le CHAMPIONS LEAGUE






LE MANCHESTER UNITED domine LA CHELSEA (2008)

CHRISTIANO RONALDO


Il a beau avoir terminé meilleur buteur de l'UEFA Champions League et marqué son 42e but toutes compétitions confondues cette saison pour permettre au Manchester United FC de remporter la finale à Moscou, Cristiano Ronaldo n'oublie pas de partager la gloire pour une saison formidable.
Dramatique et fantastique
"La Champions League a toujours un côté dramatique et ce soir, la finale a été formidable", affirme-t-il. "Les deux équipes ont très bien joué. On a mieux joué en première période, on s'est créé plus d'occasions que Chelsea et on a marqué un bon but. On a eu l'occasion de tuer le match avec Carlos Tévez mais ce n'est pas rentré. En deuxième période, Chelsea a mieux joué et a eu quelques occasions. Ensuite les penalties, c'est une loterie." Quand on lui demande s'il était soulagé de voir Terry rater, il répond : "Un petit peu, oui".
Immense joie
Lorsque Anelka butait sur Edwin van der Sar, Ronaldo en tombait sur les genoux dans le rond central pour fêter la victoire. "J'étais stressé à ce point. J'ai ressenti une joie immense et franchement, je ne croyais pas qu'on avait gagné la Champions League", explique-t-il. "Je suis très fier. Les gars ont travaillé très dur et c'était une bonne soirée. Ils y ont tout le temps cru et ils méritent de gagner la Champions League. Cela signifie tout pour moi, j'avais hâte de remporter cette compétition. C'est ma première Champions League."
"Je me sens bien"
A Moscou, Ronaldo a inscrit son huitième but dans la compétition, soit deux de plus que n'importe quel autre joueur. Il compte ainsi 42 buts toutes compétitions confondues cette saison, une véritable source de satisfaction pour l'international portugais qui pense déjà à l'UEFA EURO 2008™. "Je suis très fier, tout va bien pour moi", dit-il. "Mes coéquipiers m'ont beaucoup aidé. J'ai gagné la Premier League et la Champions League, donc tout va bien. J'ai passé une saison magnifique et je me sens bien. C'est incroyable d'aller chercher le trophée. Nous allons bien en profiter ce soir. Nous avons une soirée et ensuite, je commencerai à penser à l'EURO. C'est une année formidable avec mon club et maintenant, je veux gagner l'EURO."

L’ABBE BOLAMPENDA n’est plus avec nous



Bonjour à tous,

Le diocèse d’Inongo à la profonde douleur de vous annoncer la mort de l’Abbe Andre BOLAMPENDA BOKESE.Décès survenus le 27 mai 08 à 9h45 suite à une crise cardiaque ; l’enterrement aura lieu Jeudi 29 mai 08 à la Cimetière des prêtres de Diocèse d’Inongo. C’est une partie d’un Bibliothèque qui s’écroule car l’abbé était fort du côté Formation des jeunes et étudiants. L’abbé BOLAMPENDA aimait beaucoup de se présenter avec les jeunes dans la prière. Il venait de faire sa dernière messe le DIMANCHE 25 Mai ; l’abbé est mort suite à une maladie appelée diabète. Prions pour que le bon Dieu, maître de la terre récupère son âme.

lundi 26 mai 2008

SOUVENIR DE MA MÈRE


Hommage à TYTY BAYOKO (13.7.1960 au 24.01.2002)


Ma Mère m’a quittée il y a 6 ans. C’est un grand jour pour moi de la remercier car elle a beaucoup souffert pour ma vie.La douleur et la tristesse sont maintenant choses du passé. Il ne reste qu'une foule de bons souvenirs. Et une peine douce, sous forme d'ennui. Comme on s'ennuie tant d'un être cher qu’on n’a pas vu depuis longtemps. J'aimerai tant seulement aller faire une visite avec lui et parler de tout et de rien. Surtout l'écouter. Qu'il me chante ses chansons religieuses. Et entendre son rire éclater si fort.

GLODY LOMATA et HERVE BAMPAKA


GLODY LOMATA et HERVE BAMPAKA, sont le deux amis inséparables d’Inongo.
Ce sont tous deux des kinois branchés dans le bien, pas dans le mal. Ils sont pour réfléchir en adulte et non perdre leurs temps aux plaisirs mondains. Lors d’un dialogue hier soir Herve dit : Mon cher Glody, comment compares tu notre mentalité par rapport aux autres garçons ?
Je réponds par : On ne peut tout de même pas embrasser les ridicules.
C’est un exemple à suivre concernant l’amitié, on doit bien chercher son ami…

samedi 24 mai 2008





Comment expliquer?



Nous devons tout faire pour lutter contre ses problèmes des transports et quels sont les importances de nos bus dans de cas pareils। Notre gouvernement doit tout faire pour nous faire sortir dans des situations critiques। Est ce que nous changerons avec ce gouvernement?


Pour restaurer un système de transport inexistant en RDC depuis une dizaine d’années, l’Etat Congolais a levé l’option de créer une nouvelle société de transport dénommée STUC sarl. Cette société, pour la pérennisation de ses activités, devrait avoir une gestion rigoureuse de type privé. C’est ainsi कुए le Gouvernement décidera de créer une société par actions à responsabilité limitée. Au vu de l’expérience et de l’expertise, l’Etat Congolais désignera en la date du 9 août 2004 Monsieur Charles LUTUTA ILONGOSI Mandataire Spécial de l’Etat avec pour mission principale de rechercher divers partenaires nationaux et internationaux afin de mettre en place une nouvelle société de transport en commun dénommée « STUC sarl ». Ce Mandat n’impliquait aucune charge financière à l’égard de l’Etat Congolais.






C’est en 1984 que M. LUTUTA fit son entrée à la Société de Transport Zaïrois (SOTRAZ) en tant que Conseiller financier. Avec le départ des Français et la situation financière préoccupante que traversait cette société de transport, M. LUTUTA sera désigné Directeur financier avec pour mission de relever la SOTRAZ. Utilisant son expérience et ses capacités managériales, il obtiendra un crédit de la SOFIDE pour l’acquisition de 35 bus, relancera les démarches pour l’obtention du décret présidentiel autorisant la SOTRAZ d’exister en tant que sarl – décret obtenu en 1985-, organisera une Table ronde avec l’Etat ainsi qu’une Assemblée Générale des Actionnaires qui se conclura par l’augmentation du capital de la SOTRAZ pour relancer la société. Cependant la situation catastrophique de cette société de transport, antérieure à l’arrivée de M. LUTUTA, conduira néanmoins à sa faillite.
De la mort certaine de la STUC
La crainte des Kinois selon laquelle la STUC va disparaître comme la SOTRAZ doit trouver son apaisement parce que toutes les mesures sont prises par l’équipe dirigeante en vue de résoudre l’ensemble des problèmes qui se posent : des pièces de rechange ont été commandées ; une assistance technique indienne travaillent jour et nuit avec des techniciens congolais pour la réfection et la réhabilitation du parc ; un service de dépannage organisé et adéquatement équipé se charge de la remorque des véhicules en panne ; un service de sous-traitance pour laver les bus est également opérationnel au dépôt et se charge de l’entretien de bus ; un service de tôlerie bien organisé en vue de palier au vandalisme dont fait montre une frange de passagers qui cassent des vitres, lacèrent des chaises, etc. La STUC ne mourra pas car c’est l’enfant conçu par l’Etat à travers le Mandataire Spécial M. Lututa.
De la capacité managériale du staff dirigeant de la STUC
Pour connaître la capacité de management de l’équipe dirigeante et pour casser l’idée que le poisson commence à pourrir par la tête, il est important de relever ici le cursus du PAD LUTUTA. Titulaire d’un diplôme de licence en Sciences Commerciales et Financières de l’Université Lovanium obtenu en 1970, ce dernier a débuté sa carrière professionnelle chez Good Year Zaïre en tant qu’Assistant Finance Director. Il deviendra plus tard Commissaire aux comptes à l’ex-SODIMIZA puis Délégué Général de la Société Zaïroise de Commercialisation (SOZACOM), ex-Gecamines Commerciales.
Le fonctionnement ainsi que la gestion de la STUC à l’heure actuelle est apprécié et encouragé par des partenaires extérieurs comme la Banque Mondiale (SSATP), l’Union Internationale des Transports Publics, l’Agence Française de Développement, la Banque Nationale de Développement Social du Brésil qui ont tous compris que l’ère du développement de transport en commun a commencé avec la naissance de la STUC sarl.
Du spectacle d’exposition de bus et de l’approvisionnement en carburant
Les bus de la STUC ne sont pas exposés mais se trouvent dans ses installations à Kingabwa soit en réserve ou en état de checking. A la suite de la saturation du réseau par des transporteurs informels et du mauvais état de la voirie, la STUC ne met en exploitation qu’une partie de ses bus. La STUC sarl a signé un contrat de fourniture en carburant avec Shell et Cobil pour le ravitaillement de carburant dans leurs stations service respectives en attendant l’installation (pour très bientôt) des citernes dans notre dépôt à Kingabwa. La plupart de bus STUC sont ravitaillés en carburant la nuit, mais étant donné qu’un certain nombre de bus terminent tard le service, ceux-ci sont ravitaillés le matin et servent de réserve. L’installation des citernes par la Shell est tributaire des pourparlers en cours entre la STUC et le Ministère des Infrastructures & Travaux Publics sur la délimitation de la partie réservée à STUC en vertu du contrat de location qui lie les 2 parties.


Du lancement de bus

La STUC envoie ses bus en exploitation à partir de 5heures. La sortie effective de tous les bus mis en exploitation se termine à 7h40’. Les heures de pause des équipages sont réglementées selon le créneau horaire d’exploitation et tiennent compte des heures de pointe et des heures creuses. La rentrée de bus au dépôt est également réglementée car les derniers bus quittent le réseau à 22 heures.


Des lamentations ?

Le chauffeur de la STUC en comparaison avec ceux évoluant chez les transporteurs informels ne peuvent pas se plaindre car son salaire qui n’est un secret pour personne avoisine les 150 USD hormis une prime journalière de 1.500 FC, des soins médicaux et autres avantages (les pécules de vacances, les frais pour la rentrée scolaire, la gratuité du transport sur toutes les lignes, les frais funéraires ainsi que les allocations de consolation).


Du tarif

Le Gouvernement Congolais, à travers, l’Accord Cadre signé avec Tata Motors Limited pour la fourniture de bus à la STUC s’était engagé à ne pas imposer un tarif en dessous du prix de revient de la STUC malheureusement cet engagement n’a pas été respecté et la STUC applique jusqu’à ce jour un tarif non rémunérateur qui est à l’origine du déséquilibre financier dans son fonctionnement. Cette question a été examinée lors de la Table ronde et des propositions concrètes allant dans le sens du réajustement tarifaire ont été faites sinon de l’octroi d’une subvention d’équilibre.


De l’affichage publicitaire et du recrutement des agents

Les affiches publicitaires sur les bus ne peuvent en aucun cas résoudre les problèmes d’une société de transport de grande taille comme la STUC étant donné que les recettes générées par cette dernière ne représentent même pas les 1/5 de sa production journalière.

Les statistiques des agents de la STUC dégagent que les provinces du Bandundu, Bas Congo et de l’Equateur représentent à elles seules plus de 80% des effectifs. Ceci démontre à suffisance que le tribalisme n’est pas un critère d’engagement à la STUC.


Le Gouvernement poignardé ?

La STUC sarl est une réalité palpable dans le vécu quotidien du kinois car les ¾ de la population se réveille avec la STUC et dort avec la STUC. C’est pourquoi d’ailleurs la STUC est appelé, à juste titre, MAKOLO YA BANA CONGO. Il est vrai que résorber le problème de transport dans une mégapole de 10 millions d’habitants, les quelques bus de la STUC n’y arriveront pas mais grâce à l’expertise et au pouvoir managérial de sa classe dirigeante et malgré tous les problèmes d’exploitation qui se posent, la STUC est déployé sur tous les grands axes de la Ville de Kinshasa et exploite 26 lignes couvrant géographiquement la Capitale.

Par sa politique d’exploitation qui vise à rapprocher les populations à la vie de la Cité (écoles, hôpitaux, marché, lieu de travail), la STUC reflète la réalisation palpable de 5 chantiers du Chef de l’Etat.

jeudi 22 mai 2008

HOMELIE


MONSENGO PASINYA
Chers frères et sœurs,

1. Aujourd’hui, « le regard fixé sur celui qui est l’initiateur de notre foi et qui l’amène à son accomplissement, Jésus-Christ » (He 12,2), l’Eglise de Dieu qui est à Inongo célèbre dans l’action de grâce, la liesse et l’espérance le Centenaire de sa naissance dans le fonts baptismaux.

2. Rassemblée autour de son pasteur et des autres successeurs des Apôtres, l’Eglise de Dieu qui est à Inongo évalue son parcours et observe le présent, afin de voir d’où elle vient, où elle se situe aujourd’hui et comment baliser son avenir.

3. En effet, cent ans se sont écoulés depuis qu’en 1907, deux valeureux pères de Scheut, Emile GEENS et Jules DENIS, brûlant d’amour du Christ et soucieux de partager avec leurs frères congolais les dons et merveilles reçus de Dieu, les deux valeureux missionnaires, disais-je, n’hésitaient pas, pour le Christ et l’amour de leurs frères, à braver les fureurs des tempêtes et des tornades du Lac Léopold II (Maindombe) et à fonder le poste de Mission d’Inongo.

4. Ce fut le point de départ de toute une aventure : l’épopée missionnaire de ce qui deviendra en 1953 le diocèse d’Inongo. Car en 1908, ces deux hérauts de l’Evangile du Christ seront rejoints par le Père Jules Van HOUTTE (Nkaa Yulu) et en 1910, le Père Jules Denis ira fonder la Mission de Bokoro en pays Sakata, tandis qu’en 1911, le Père Jules Van Houtte fondera la Mission d’Ibeke en pays Ekonda.

5. De ces trois postes – Inongo, Bokoro, Ibeke – naîtront toutes les autres missions et paroisses de notre circonscription ecclésiastique, dans le Vicariat apostolique de Léopoldville d’abord et celui d’Inongo ensuite à partir de 1953.

6. Mais que venaient-ils faire ces deux mindele venus du lointain Mpoto, quittant leurs familles, leurs villages et leurs congénères, pour venir s’installer au milieu des noirs et des autochtones du Lac ?

7. Ils venaient conquérir au Christ un peuple fidèle et nouveau, appelé à annoncer que « Dieu a tant aimé le monde qu’il a envoyé son Fils Unique » (Jn 3,16), pour donner aux hommes le salut et la vie en plénitude (cf. Jn 10,10) et faire d’eux des enfants de Dieu (cf. Rm 8,12-15).

8. Cette conquête, ils venaient la faire non pas par les armes et la guerre, mais par la prédication de l’Evangile, afin que la société négro-africaine, enracinée dans les valeurs authentiques de sa culture et rejetant les antivaleurs de celle-ci, puisse se transformer de l’intérieur, en changeant de fond en comble ses us et coutumes de même que les relations existant entre les humains. Ces missionnaires venaient simplement dire aux membres de leur nouveau peuple qu’ils ont un Père dans les cieux, qu’entre eux ils sont des frères, car ils forment tous ensemble l’Eglise-famille de Dieu, lieu et sacrement d’amour, de pardon, de réconciliation, de justice et de paix. Entre eux il n’y a plus ni ethnie ni race ni classe sociale, car tous ne forment plus qu’un seul homme nouveau dans le Christ. Quelles que purent être les défaillances humaines, tel est le message central et essentiel qu’ils ont annoncé en paroles et en actes.

9. Ce que fut l’épopée missionnaire du Lac et les méthodes d’évangélisation, nous en trouvons des récits émouvants, pleins de verve et d’humanité dans les écrits de nos premiers missionnaires, notamment dans Les Soirées de Saint Broussebourg et Les tornades du Lac Léopold II du Père Hugo ROMBAUT, dans les livres d’histoire, de linguistique, d’anthropologie culturelle et religieuse du Père Jules DENIS, du Père Nestor Van EVERBROECK, du Père Philippe DE WITTE, du Père Edouard JANS, du Père Marcel STORME et d’autres encore. Ils eurent le mérite de sauvegarder notre patrimoine culturel et de l’améliorer, en annonçant l’Evangile en nos langues (lontomba, lokonda, lonkundo, kisakata - kidia, lingala).

10. La parole de Dieu semée en terre lacoise a porté des fruits abondants : mentionnons 4 évêques, 60 prêtres, 123 religieuses, quelque 10 frères missionnaires, 37 missionnaires ad gentes, de nombreux catéchistes, une multitude de chrétiens.

11. La formation de l’élite intellectuelle n’a pas été négligée : le petit séminaire de Bokoro, l’école normale d’Inongo devenue l’Intosa, l’école des monitrices, l’école d’apprentissage pédagogique (EAP), l’école moyenne d’Ibeke devenue le Collège Saint Dominique. Voilà pourquoi nous rendons grâce à Dieu pour toutes les merveilles qu’il a accomplies dans notre diocèse depuis cent ans. Lui seul connaît l’ampleur des grâces et des dons qu’il a déversés sur notre peuple. Aussi disons-nous avec l’Apôtre des Gentils : « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis par toutes sortes de bénédictions de l’Esprit dans le Christ » (Eph 1,3). C’est en effet à lui que va d’abord notre gratitude et notre louange, lui qui « a visité et racheté son peuple » qui est au Maindombe (cf. Lc 1,68), l’intégrant ainsi dans l’histoire du salut et le faisant passer des ténèbres du péché à la lumière de la Bonne Nouvelle du Christ : « Non pas à nous, Seigneur,… non pas à nous ; mais que toute gloire revienne à ton Nom » (Ps 115,1).

12. Au regard de cette œuvre merveilleuse, comment ne pas penser aux pionniers de la Mission d’Inongo et à toute la cohorte des agents pastoraux : évêques, prêtres, religieux et religieuses, auxiliaires de l’apostolat, catéchistes, enseignants, infirmiers(ères), agents de développement et de promotion sociale qui, généreusement, ont mis la main à pâte, pour que croisse le Royaume de Dieu dans notre région.

13. Mentionnons de manière particulière nos évêques qui, avec une sollicitude paternelle digne d’éloge, ont veillé sur le troupeau qui leur était confié : NNSS (Camille Van RONSLE, Noël de CLEENE et) Georges SIX, vicaire apostolique de Léopoldville, Jean Van CAUWELAERT d’abord missionnaire et puis fondateur du diocèse d’Inongo, qui porte allègrement ses 93 ans, Léon LESAMBO NDAMWIZE, premier évêque congolais d’Inongo avec ce que cela comporte de changement difficile de perspective dans l’action évangélisatrice, Philippe NKIERE KENA son successeur et actuel pasteur, missionnaire de son état que le Seigneur a renvoyé dans son Lac natal et Laurent MONSENGWO PASINYA, évêque auxiliaire en 1980-81, « missionnaire » à Kisangani-Boyoma. Nous pensons aussi au Père Adrien de SCHAETZEN, provincial (1948-52) et provicaire en 1953-54, après avoir été curé d’Inongo, au Père Jules De BOECK, longtemps père provincial et recteur emblématique du petit Séminaire, le Père Joseph Van ORSHOVEN, recteur du petit Séminaire, de l’école normale et provincial (1954-64), aux autres pères provinciaux parmi lesquels l’actuel, le Père MAURICE Nsambo originaire de ce diocèse. Comment oublierait-on l’Abbé Jacques BOKOLO, doyen de notre clergé diocésain, le Frère BONSENKWE, premier frère autochtone, affectueusement appelé « Noko » et qui refuse de vieillir… Certains curés incarnèrent par moment leurs paroisses : le Père DORVILLERS et MARIËN à Mushie et Nioki, le Père Antoine SCHELENS à Kutu, le Père Constant Van LOON à Basimba, le Père Paul ROUARD et Père Michel LECLUYSE à Bokoro, le Père Karel Van HERCK à Taketa, le Père SIMONS à Oshwe, le Père Albert HAHN et le Père Henri BAECKX à Nsontin, l’Abbé Jacques BOKOLO à Tolo et à Makaw, l’Abbé NGAZAIN au petit séminaire, l’Abbé BASILE à Inongo, le Père G. HUYGHE et Th. MOORS à Kiri ; Mgr BOLENGO à Nioki.

14. Le Centenaire est une évaluation, un examen de conscience, une interpellation. Le Centenaire, c’est une communauté chrétienne à l’épreuve de la fidélité au Christ et à l’Evangile. Les trésors de grâce et les valeurs évangéliques d’amour, de vérité, de fraternité, de pardon et de réconciliation, de justice et de paix que nous avons reçues, qu’en avons-nous fait ? Le Christ que nous connaissons et qui doit être notre vie, est-ce le Christ de l’Evangile et de la Bonne Nouvelle, ou bien est-ce un mélange confus de superstition africaine ? Notre christianisme est-il le christianisme venu de Jésus-Christ et des apôtres ou plutôt un christianisme de facilité et au rabais ? Notre Dieu, est-ce le Dieu et Père de Jésus Christ, Celui que nous appelons « notre Père, qui es aux cieux » ou bien est-il un Dieu que nous nous forgeons pour des besoins utilitaires ? Pour vous, pour toi, pour moi : Jésus Christ, Fils de Dieu, l’Unique Sauveur et Rédempteur du monde, qu’est-ce que cela signifie ? Un magicien, un grand sorcier, un féticheur de suppléance lorsque les autres féticheurs et sorciers ne sont plus à la hauteur de la tâche et de la besogne ?

Chers frères et sœurs,

15. Gardons-nous du retour au galop d’un ensemble de pratiques fétichistes en cours dans notre pays.

16. « Souvenons-nous de nos dirigeants qui nous ont annoncé la parole de Dieu ; considérons comment leur vie s’est terminée et imitons leur foi. Jésus Christ est le même, hier et aujourd’hui ; il le sera pour l’éternité. Ne nous laissons pas égarer par toutes sortes de doctrines étrangères » à la foi au Christ (He 13,7-9). Pour tous nos prêtres, missionnaires, agents de l’évangélisation au Lac, gardons une minute de prière silencieuse…

Chers frères et sœurs,

17. A vous, « l’Eglise de Dieu qui est à Inongo et au Lac, qui as été sanctifiée dans le Christ, appelée à être saints avec tous ceux qui invoquent en tout lieu le Nom de Jésus Christ, notre Seigneur,
A vous, l’Eglise qui est à Inongo, notre Mère dans la foi et la vocation sacerdotale, qui célébrez dans l’allégresse le centenaire de votre évangélisation,
A vous, grâce et paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ » (1 Cor 1,2).

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.



+ L. MONSENGWO PASINYA
Archevêque de Kisangani
Président de la CENCO